
« Continent ne puis, Presqu’île ne daigne, Belle-Ile suis » (Henri QUEFFELEC)
Belle-Ile, la bien nommée, quelque soit le nom dont on la baptise, Vindilis, Guedel, Guerveur, Calonesus, ou Insula Bella, a toujours inspiré les hommes.
Les pirates et corsaires de tous horizons sont venus pendant des siècles y piller les richesses des monastères et des églises, ou simplement s’y ravitailler en eau douce.
Les armées des royaumes anglais et néerlandais ont toujours cherché à s’en emparer afin de disposer d’un poste avancé face aux ports de Lorient ou de Nantes.
Les pêcheurs savaient qu’ils trouveraient dans ses eaux les poissons et crustacés les plus nobles et durant des décennies, des sardines à profusion.
Puis, dès le XIXème siècle, les premiers touristes ont découvert le charme des paysages bellilois et peu à peu, ils sont devenus les pacifiques envahisseurs de Belle-Ile.
Belle-Ile, île de culture, a su de tout temps attirer les artistes, poètes, écrivains, peintres ... qui ont trouvé dans les ciels à la fois lumineux et mouillés, dans les couleurs changeantes de l’océan, dans l’atmosphère intime et sauvage des paysages îliens, dans le charme des vallons accueillants et des chemins bordés d’asphodèles toute l’inspiration qui stimule le génie.
Belle-Ile s’enorgueillit de posséder un patrimoine exceptionnel et multiple :
> un patrimoine militaire dû à la situation stratégique de l’île, qui offre aux visiteurs d’aujourd’hui un registre quasi complet de l’architecture défensive à travers les siècles.
>un patrimoine culturel grâce aux écrivains, poètes et comédiens, peintres et photographes, venus sur l’île à la découverte des sensations simples et étranges qui génèrent les belles oeuvres, littéraires et picturales.
>un patrimoine humain avec la poursuite d’une économie traditionnelle, pêche et agriculture.
>un patrimoine industriel avec les vestiges des activités de conserveries de poissons et la création plus récente d’ateliers de productions locales (brasserie, biscuiterie, chocolaterie...)
>un patrimoine artistique évoquant le souvenir des grands peintres qui ont fréquenté Belle-Ile et qui se perpétue dans les oeuvres actuelles des peintres locaux.
Quelques sites incontournables...
La Pointe des Poulains
Dominé par un petit phare automatisé d’une portée de 23 miles, le site offre un panorama exceptionnel. Par temps clair, la vue s’étend vers l’île de Groix, Lorient et la baie de Quiberon. Acquises par le Conservatoire du Littoral en 2000, l’île des Poulains et la propriété-musée de la tragédienne Sarah Bernhardt, font l’objet d’un programme de protection et de valorisation.
Ouvert tous les jours de début avril à fin septembre, sauf les lundis en avril, mai, juin et septembre
Tarifs : 4 €, enfant -12 ans gratuit
Pass culturel sur présentation de billet de la citadelle Vauban ou du Grand Phare : 3 €
Visite des Poulains (horaires et tarifs 2010)
Le Grand Phare
Édifié selon les plans de l’ingénieur Fresnel, le Grand Phare de Kervilahouen est entré en service en 1836. La tour mesure 52 m, son diamètre est de 7,50 m à la base et 5,50 m au sommet. Son ascension est possible, après avoir gravi 213 marches de granite puis un escalier de fer. De là-haut, on découvre par temps clair de très beaux points de vue panoramiques sur toute l’île.
Ouvert tous les jours en avril, juillet et août
en mai, juin et septembre, les mercredis et samedis
Tarifs : adulte 2 €, enfant accompagné -12 ans gratuit
Pass culturel sur présentation du billet de la citadelle Vauban ou de la site de la pointe des Poulains : 1 €
Visite du Grand Phare (horaires et tarifs 2010)
La Citadelle Vauban
Construite sur les vestiges du château des Gondi, rachetée par Fouquet puis fortifiée par Vauban, la masse imposante du «Cuirassé de l’Atlantique » surplombe le port de Palais. Propriété privée depuis 1960, elle abrite un musée qui retrace l’histoire de Belle-Île-en-Mer et accueille régulièrement des expositions temporaires. Visite de la citadelle, son musée et ses "bastions paysagés" :
Ouvert tous les jours en avril, mai, juin, septembre et octobre 9h30 à 18h
juillet et août 9h00 à 19h00
de novembre à mars 9h30 à 17h
Tarifs visite libre : adulte 6.50 €, enfant (10-16 ans) 3.50 €
Port de Sauzon
A la fin du XIX° siècle, Sauzon était un port de pêche important avec plus de cent chaloupes qui alimentaient en poissons les trois conserveries présentes à proximité.
Aujourd’hui, si la pêche est une activité maintenue par quelques pêcheurs encore dynamiques, le tourisme a pris une place de plus importante à Sauzon qui reste un des sites les plus visités de Belle-Ile.
L’enceinte urbaine de Palais
Vauban avait planifié l’édification d’une enceinte fortifiée sur les hauteurs de Palais pour appuyer la citadelle. Il en avait même dessiné les contours, mais faute de crédits, les travaux ne purent être réalisés. Lors de l’invasion par les britanniques en 1761, ceux-ci installèrent justement leurs canons à l’endroit où aurait dû être construite l’enceinte urbaine. Son édification fut alors jugée indispensable pour assurer la sécurité de Belle-Île. Les travaux commencent en 1802 et se terminent en 1877.
Pour la découvrir, allez vous y promener : une belle balade entre les arbres et les vieilles pierres, d'1h30 environ.
L'église de Locmaria
De style roman, l’église Notre-Dame de Locmaria est le plus ancien édifice religieux de Belle-Île. Reconstruite en pierre au XIe siècle, elle fut rénovée au XVIIe. De nombreux pèlerins venaient autrefois remercier « Notre-Dame de Bois Tors » : des pirates hollandais avaient coupé un arbre devant l’église pour remplacer leur mât cassé. Notre-Dame déforma le tronc qui fut ainsi rendu inutilisable.
La Belle Fontaine
Également appelée « Aiguade de Vauban », car construite sous son autorité en 1703, elle servait autrefois au ravitaillement des navires en eau douce. Classé monument historique, ce réservoir peut contenir 860 000 litres. Il n’existe plus que deux bâtiments de ce type en France aujourd’hui.
Les aiguilles de Port Coton
Le peintre Claude Monet a révélé en quelques toiles célèbres la beauté fascinante de ces roches dentelées. Leur appellation vient de l’écume fouettée qui, par gros temps, forme de gros flocons mousseux semblables à du coton.
La Société historique de Belle-Ile-en-Mer
La Société Historique de Belle-Ile, dont le siège social est à la mairie de Locmaria, a été créée en 1991. Elle a pour but :
>De rassembler les personnes intéressées par l’histoire de Belle-Ile, qu’ils soient historiens amateurs, étudiants ou érudits, ainsi que les collectionneurs de documents s’y rapportant ;
>De faire connaître le patrimoine de l’île et l’histoire de ses habitants.
Visitez le Site de la société historique : belle-ile-histoire.org