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Histoire et Patrimoine

Histoire & patrimoine en Bretagne Sud, à Belle-île-en-Mer : des lieux à visiter, témoins d’un passé d’une grande richesse

 

Position stratégique entre Nantes et Brest, Belle-île fut souvent convoitée et conquise, avant d’être rattachée au domaine royal…Des artistes et peintres (Claude Monet en 1886), des écrivains (Gustave Flaubert en 1847), ont fait sa réputation. Après une activité économique essentiellement tournée vers l’agriculture et la pêche, l’arrivée du chemin de fer à Quiberon entraînera l’avènement d’une nouvelle ressource provenant du tourisme insulaire.

 

La Citadelle Vauban

Lorsque, en 1573, l’île est érigée en marquisat par Charles IX, les Gondi y sont dépêchés pour construire une place forte, remplaçant la construction érigée par les moines sur l’éperon rocheux surplombant le port de Palais. Remaniée par Vauban sous Louis XIV, la Citadelle reçoit, depuis sa restauration, un flot annuel de 40 000 visiteurs.

 

La Citadelle Vauban, son musée et ses bastions paysagés sont ouverts tous les jours en mars de 9h30 à 17h, en avril, mai, juin, septembre et octobre de 9h30 à 18h30 ; en juillet et août de 9h à 19h. La Citadelle est ouverte de 9h à 17h30 en décembre et février pendant les vacances scolaires uniquement. Fermeture annuelle en janvier.

 

La Pointe des Poulains et Sarah Bernhardt

En 1894, à 50 ans, la grande tragédienne, au retour d’une tournée internationale, découvre l’île en compagnie de son ami le peintre Clairin et acquiert un ancien fortin militaire à la pointe des Poulains. Elle y séjournera les trente derniers étés de sa vie, toujours entourée de sa famille et ses amis, faisant construire pour eux les villas des « 5 parties du monde » et « Lysiane ».

 

Site du Conservatoire du Littoral, le site se compose de 4 espaces distincts : l’Espace Nature, La Villa des 5 parties du Monde qui abrite une muséographie retraçant la carrière de Sarah Bernhardt et ses étés à Belle-île, Le fort de Sarah Bernhardt meublé et décoré comme en 1904 et enfin le Phare des Poulains où se trouve une exposition en visite libre sur la gestion des espaces naturels.

 

L’enceinte urbaine et les fortins

Au 18ème siècle, des bagnards militaires oeuvrent à la construction de l’enceinte urbaine voulue par Vauban. Ils seront ensuite remplacés par des prisonniers communards et insurgés politiques. À la même époque sont construits sur le pourtour de l’île 14 fortins aux terrasses crénelées. Privés dans leur grande majorité, à l’heure actuelle seul le fortin de Sarah Bernhardt (Pointe des Poulains) est ouvert aux visiteurs.

 

La Belle Fontaine

Également appelée « Aiguade Vauban », car construite sous son autorité en 1703, elle servait autrefois au ravitaillement des navires en eau douce. Classé monuments historique, ce réservoir peut contenir 860 000 litres. Il n’existe plus que deux bâtiments de ce type en France aujourd’hui. Ouverte tous les jours pendant les vacances scolaires, les jours fériés, week-ends pontés et du 1er juin au 30 septembre, de 9h à 17h. L’entrée est libre et gratuite.

 

Les phares et sémaphores

Ces mêmes « bagnards au boulet » construiront les fondations du Grand Phare à Kervilahouen, en 1825, édifice de 52 mètres. 213 marches de granite et trois échelles en fonte, conduisent à la célèbre lentille Fresnel, de 2.4 tonnes. Aux extrémités de l’île se dressent les maisons-phares des Poulains (1867) et de Kerdonis (1879). Des 4 sémaphores (à l’origine) confiés en gestion à la Marine, seul celui de la pointe du Talut communique encore aujourd’hui avec les navires au large et établit des relevés météorologiques. 

 

Les menhirs

Les nombreux vestiges du néolithique ont été victimes de la « Celtomanie », au 19ème siècle. A Belle-Île, on ne trouve que du schiste, pierre très friable. Les pierres graniteuses, détruites, ont donc servi à la construction. Les menhirs « Jean et Jeanne » constituent les rares vestiges mégalithiques subsistant, auxquels on a adjoint récemment la pierre « Sainte-Anne ».

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