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Citadelle Vauban

Les fortifications de Vauban

Belle-Île-en-Mer, pour sa position stratégique, ses richesses naturelles et notamment ses abondantes sources d’eau douce, fut sans cesse convoitée, envahie, pillée.

C’est donc naturellement sur l’éperon rocheux dominant le port et la rade de Palais, le meilleur mouillage de l’île, que se concentrent, au cours de l’histoire, les efforts mis en œuvre pour la défense de l’île. Un premier ouvrage, édifié dès le moyen âge par des moines bénédictins de Redon et Quimperlé, laisse place à un fortin en 1549, puis à une véritable forteresse sous le marquisat des Gondi et de Nicolas Fouquet, préfiguration de la citadelle qui naît par le grand dessein de Vauban.

Pour des raisons stratégiques et économiques, Vauban intègre des places fortes existant souvent depuis le Moyen Âge dans les projets de fortification qu’il réalise. Ses fortifications complètent les défenses « par nature » des villes et des voies de communication stratégiques. Son talent repose dans l’optimisation de la fortification bastionnée, l'architecture militaire introduit et développé par les ingénieurs italiens puis hollandais à partir du XVIe siècle. À l’opposé des défenses médiévales, composées des épaisses murailles, c’est un système qui « enfonce » les ouvrages défensifs dans le sol pour les rendre moins fragiles, le plan étoilé.

La citadelle Vauban

En mars 1683, Sebastien Le Prestre de Vauban, Commissaire général des fortifications,  débarque à Belle-île. Souhaitant faire de la citadelle de Belle-île "l'une des meilleures places du royaume", il l'intègre dans un dispositif complet de défense insulaire qu'il a concocté en s'embarquant pour deux tours de l'île. Corps de gardes, batteries de côte, barrages de plages et retranchements, redoutes, enceinte urbaine: toute la grammaire de la construction défensive est sollicitée. Mais ces recommandations ne seront pas écoutées. En 1761, au cours de la guerre de Sept Ans, les anglais prennent la citadelle, rendue vulnérable par l'absence d'enceinte urbaine.

Les Britannique occupent Belle-île jusqu'en 1763 lorsque, à l'issue du traité de Paris, elle est rendue à la France en échange de Minorque et de l'Acadie. D'importants travaux de restauration sont alors entrepris dans une citadelle ruinée par l'occupation. La construction de l'enceinte urbaine ne débute qu'en 1803 et sera achevée à la fin du Second Empire. Las, l'évolution de l'artillerie a rendu obsolète ce type de fortification :la vocation militaire de Belle-île appartient déjà eu passé.

La citadelle fut désaffectée militairement en 1933, puis classée en 2006 Monuments Historique.

 

Un musée d’art et de l’histoire de Belle-île, une salle de la marine, des évènements culturels agrémentent la visite de cette cité militaire qui se présente en « ordre de bataille », auréolée de tout le lustre du Grand Siècle.

«Les Hôtels Particuliers» – Groupe SAVRY, propriétaires de la citadelle depuis 2005, y ont aménagé une hôtellerie de qualité, un restaurant et des salles de réunions pour l’accueil des séminaires et congrès, venant ainsi ajouter une nouvelle page à cette très riche histoire.

 

Visite de la citadelle Vauban, son musée et ses bastions paysagés :

Ouvert tous les jours : en avril, mai, juin, septembre et octobre 9h30 à 18h.

En juillet et août : 9h à 19h. De novembre à mars 9h30 à 17h.

Visite libre (1h30 environ) : adulte 8,75 € (ou 6,50 € sur présentation du Pass Culturel *), enfant 10 à 16 ans : 5,50 €

Visite guidée tous les jours en juillet et août : adulte 10,50 €, enfant 10 à 16 ans : 6 €.

Nouveauté de mai à septembre : Forfait Déjeuner - musée : 28 €.

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