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Claude Monet

  • Pyramides de Port Coton, mer sauvage
  • La côte sauvage à Belle-ile
  • Les Rochers de Belle-île

« C’est sinistre, diabolique mais superbe et je ne crois pas retrouver pareille chose ailleurs ».

Au cours de l’été 1886, Claude Monet évoque le projet d‘une « grande tournée en Bretagne, mais en simple touriste, la canne à la main ». En fait de Bretagne, elle se résumera a Belle-île, réduite elle aussi à une partie de sa côte sauvage …

La correspondance entre Belle-ile et Giverny

Arrivé le 12 septembre 1886 « pour 15 jours », il en repart finalement le 25 novembre, soit 75 jours plus tard. Travaillant sans relâche, 39 toiles naîtront de ses pinceaux en 10 semaines. Ces toiles sont aujourd’hui exposées dans les musées du monde entier

À côté de cet héritage, le peintre a laissé une abondante correspondance adressée à ses amis, ses marchands, mais surtout à sa compagne restée à Giverny.

À travers ses lettres, il restitue le mode de vie sur l’île à la fin du XIXe siècle, commentant son séjour dans une auberge de Kervilahouen en compagnie des pilotes et des pêcheurs, la nourriture ou le confort de l’époque, les difficultés d’approvisionnement, les caprices du climat bellîlois et la beauté de la mer par tous les temps.

Il se plaît à noter le pittoresque des jours de noces, mais aussi la consternation de tout un village lorsqu’un bateau ne rentre pas un jour de tempête …

La technique impressionniste

En compagnie du pêcheur Poly, il découvre les aiguilles de Port-Coton, les rochers du Lion, de Port-Goulphar et de Port-Domois. La côte déchiquetée, les hautes falaises sombres et les tempêtes nourissent sa quête de nouveaux paysages naturels dénués d’activité humaine, auxquels il souhaitait confronter la technique impressionniste.

Le début des séries ?

Ce séjour marquera une étape importante dans sa

manière d’aborder son travail. Les variations rapides
de lumière le conduiront à reprendre le même sujet
jusqu’a 6 fois, lui imposant bientôt de procéder par séries.

En effet, à partir de 1890, Monet se consacre à des
séries de peintures et peint le même motif à
différentes heures de la journée, à diverses saisons.
Il peint alors parfois des dizaines de toiles en
parallèle, changeant en fonction de la lumière.
Il commence par les Meules, puis réalise Les Peupliers,
la Série des Cathédrales de Rouen
, celle des Parlements
de Londres et Les Nymphéas de son jardin.

Village des peintres

   La maison à Kervilahouen, qui existe toujours (en bordure de la route, face  au   puits), abrite en 1886 un café où Claude Monet se présente le 14 septembre 1886 à la recherche d’une chambre. Jusqu’au 25 novembre 1886, le peintre séjourne dans cette « auberge », tenue par la famille Marec ; il y prend ses repas et loge dans une annexe située sur la place.

D’autres peintres s’arrêteront à Kervilahouen comme Henri Matisse (dont certaines toiles datées de 1897 représentent le village) ou Constantin Kousnetzoff ; Certains s’y établiront définitivement, tels Maurice Halay ou Pierre Cadre, ce qui valut à Kervilahouen l’appellation de « village des peintres».

 

Visites commentées Claude Monet

Sur les pas de Claude Monet à Belle-ile tous les mardis du 21 juillet au 25 août.
Rdv à 14h devant le puits de Kervilahouen à Bangor, 4€, proposées par l'office de tourisme

Promenade conférence Sur la côte sauvage avec Claude Monet par L. Leroy
le 16 juillet et le 20 août.
Rdv à 10h00 devant le puits de Kervilahouen, 3€. Organisé par la Société Historique de Belle-île. 

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