Ma mère avait une maison à Belle-Ile, et c’est grâce à elle que nous avons connue l’île. Mon mari était passionné de pêche, de mer et de bateau, alors que moi j’étais plus attachée au plancher des vaches ! Nous avons envisagé de reprendre une ferme au Canada mais après un voyage au Québec d’un mois où nous avons visité quantité de fermes, j’ai marché à reculons, je me suis sentie Européenne alors que le Québec s’était totalement américanisé. Nous voulions arrêter les vaches laitières que nous avions dans notre ferme en Normandie, et nous consacrer uniquement aux moutons. C’est comme cela qu’en 1983 nous avons repris une ferme à Anterre. Le déménagement a été une véritable aventure car mon mari a fait plus de 400 km en tracteur avec une grosse remorque et tous le matériel dessus : « la conquête de l’ouest ». Nous avons également ramené notre cheptel ovin, quelques poneys, et nos 4 enfants. Nous avons été accueilli chaleureusement par Pierrot et Lulu, nos plus proches voisins, agriculteurs eux aussi.