Portraits Insulaires Marie Françoise Morvan Festival Lyrique En Mer, Belle-île, la plus grande des îles de Bretagne au large du Golfe du Morbihan
©Marie Françoise Morvan. Ancienne Présidente du Festival Lyrique En Mer ©Lauren Pasche|Lauren Pasche

Marie‑Françoise Morvan

En avant la Musique !

Originaire de Nantes, psychologue clinicienne de formation, Marie-Françoise Morvan a toujours été très engagée dans les associations locales. Présidente de l’Office de Tourisme à l’orée des  années 2000, elle a été la Présidente du Festival International Lyrique-en-Mer de 2017 à 2021, festival devenu un des évènements incontournables des étés bellilois…

Portraits Insulaires Marie Françoise Morvan Festival Lyrique En Mer, Belle-île, la plus grande des îles de Bretagne au large du Golfe du Morbihan
Marie-Françoise Morvan

"Belle-île comme pays natal"...Marie-Françoise a fait siennes ces paroles du photographe Pierre Jamet

Elle aime
  • Le Printemps
  • La musique classique
  • Les vitraux de l'Église St-Géran, à Le Palais

Peux-tu te présenter ?

Je suis née à Nantes, près du port, et j’ai toujours vécu en ville, j’aime l’animation de Palais où j’habite en cœur de ville. Psychologue clinicienne de formation, j’ai eu par ailleurs des engagements associatifs (Présidente de l’Office de Tourisme de mars 2000 en plein « Erika » à mars 2003) et aussi électifs pendant 20 ans. Depuis 7 ans je me consacre au Festival Lyrique en tant que bénévole et Présidente de 2017 à 2021.

Comment es-tu devenue une habitante à part entière ?

Mon premier contact avec Belle-île se fait en 1972 pour un séjour d’un mois à Sauzon avec notre premier enfant et cela a été un coup de foudre, nous nous sommes dit « pourquoi pas ? ». Mais ce n’est que 10 ans plus tard que nous avons pu vivre à Belle-île, à la faveur de l’installation de mon mari en tant que médecin, après 10 ans passés dans l’Orne.

 

 

Qu’est-ce que tu préfères à Belle-Île ?

La perfection n’est pas de ce monde, même si Belle-Ile est un vrai cocon ! Sa nature, pleine, puissante et sauvegardée, en fait un joyau absolu. Loin d’une certaine forme de frénésie continentale ou urbaine, Belle-île m’apaise. Mais attention à ne pas y tourner en rond ! Pouvoir m’évader de temps à autre permet de mieux y revenir. Mais ce que j’aime par dessous tout c’est la lumière d’ici, la lumière dans laquelle on baigne avec la présence de la mer. La lumière enveloppe comme la musique. Il y a quelque chose de spirituel ici.

Quel est ton « éco-geste » quotidien pour préserver Belle-Île ?

Trier rigoureusement, réduire mes déchets et économiser l’eau – j’ai été marquée par la pénurie d’eau en 1989.

Quel est ton endroit secret à Belle-île ?

C’est chez moi dans ma maison à Le Palais, entre le port sans cesse vivant et l’église qui m’offre ses vitraux. Et, l’endroit où j’aime revenir se situe entre l’Apothicairerie et Ster-Ouen, la vue en perspective sur le phare des Poulains y est assez unique.

Tes Conseils aux visiteurs d'un jour comme ceux d'une vie ?

Au visiteurs d’un jour, je leur dirai : de prendre le temps de vivre à contre-courant, faire le marché à 8h, se baigner à midi et quitter la plage à 16h ! Belle-île surprend. Quels que soient les lieux, c’est un perpétuel renouvellement et émerveillement. Si vous découvrez Belle-île pour la première fois : il vous faut savourer un plateau de fruits de mer avec des araignées et faire le tour de Belle-île…et vous aurez envie de revenir.

Pour ceux d’une vie, ce serait : que c’est un privilège de pouvoir s’installer à Belle-île. L’île dégage une puissante attractivité à mes yeux mais il faut l’apprivoiser. Je suis toujours en gratitude d’y vivre.

Quel est ta saison préférée ?

Toutes ! Avec un faible pour le printemps avec sa lumière et les tapis d’arméria sur la côte sauvage.