Vie Insulaire Portraits Insulaires Maryvonne Le Gac Association Belle Ile Acadie, Belle-île, la plus grande des îles de Bretagne au large du Golfe du MorbihanVie Insulaire Portraits Insulaires Maryvonne Le Gac Association Belle Ile Acadie©www.belle Ile.com
©Maryvonne Le Gac. Présidente de l'association Belle Ile Acadie

Maryvonne Le Gac

Bâtir des ponts des deux côtés de l'Atlantique

Maryvonne Le Gac, véritable « figure » de l’île, a été des années durant la gérante de la mercerie « La Providence » située avenue Carnot, à Palais. Elle s’investit aujourd’hui dans l’association « Belle-île Acadie » qui fait le pont aussi bien entre les deux côtés de l’Atlantique qu’entre le passé et le présent.

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Maryvonne Le Gac

Des attaches familiales à Belle-île depuis le XVIème siècle...Y vivre est une évidence !

Elle aime
  • Se ressourcer sur le fief de ces ancêtres acadiens, près d'Herlin
  • Prendre le temps de vivre
  • Acheter local

Peux-tu te présenter ?

Après mes études de Droit et Statistiques à Vannes et Angers, je suis revenue vivre ici. Je n’ai jamais eu envie de vivre ailleurs, c’était une évidence. Belle-île faite partie de nos racines familiales depuis le XVIème alors mon parcours est très lié à l’histoire de l’île et des Acadiens.

Comment es-tu devenue une habitante à part entière ?

En 1981, j’ai repris la mercerie de ma grand-mère, La Providence située à Le Palais et jamais je n’ai regretté cette vie ! La Providence, c’était une institution, une mercerie, une bonneterie et la vente pulls marins, créée par ma grand-mère en 1926 ! J’ai apporté ma touche créative aux fenêtres belliloises en créant le rideau bellilois aux lignes très aérées, ces rideaux ont fait le tour du monde !

 

 

Qu’est-ce que tu préfères à Belle-Île ?

Pour moi, c’est de me ressourcer sur le fief de mes ancêtres acadiens qui avaient reçu des terrains lors des afféagements, à Kervarigeaon, la Pointe d’Herlin. Ces lieux m’évoquent beaucoup. Depuis 1965, et le deux-centième anniversaire de l’arrivée des Acadiens, je m’investis pour Belle-île Acadie. Le tiers des insulaires descend, en effet, d’une des 78 familles acadiennes qui s’établirent sur l’île en 1765, après avoir été expulsées de Virginie puis d’Angleterre, dans le cadre d’une vaste déportation appelée « Le Grand Dérangement ».

Quel est ton « éco-geste » quotidien pour préserver Belle-Île ?

Je me déplace à pied le plus possible, bien sûr je fais le tri et j’achète ici à Palais.

Quelle astuce selon vous pour apprécier au mieux Belle-Ile ?

Prendre le temps de vivre et de découvrir les paysages intimes de l’île, les vallons, la Belle Fontaine. Venir ici pour un jour est un apéritif avant un plus long séjour. Il faut revenir pour découvrir les coins secrets.

Quels conseils lecture ou cinéma pour plonger dans l'ambiance de Belle-île ?

Je conseille de découvrir le film « Belle-île : Bretonne et Acadienne » de Phil Comeau, et toutes les vidéos de Stéphane Mauger sur le site Viméo.

Quel est ta saison préférée ?

J’aime le printemps, tout se réveille, les nuances de verts, les parfums de la nature qui explosent. L’été, le tourisme est essentiel à la vie économique de l’île.