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Jour 4/5 Mesurez-vous à la côte sauvage depuis la plage d'Herlin au village de Locmaria

Chemins de grande randonnée, Plus belles balades à pied, Promenades et Randonnées, Pédestre, Sentiers découvertes à pied, Trail à Bangor
12.2 km
Aller simple
Pédestre
4h
Difficile
12.2 km
Aller simple
Trail
2h 30min
Difficile
  • Alerte
    Le sentier est ouvert à toute activité pédestre : randonneur, baladeur et traileur.
    Les règles de bon sens et de courtoisie sont de rigueur pour optimiser la sécurité de tous.
    Le sentier peut-être glissant après la pluie, soyez vigilants.

    Aidez-nous à la veille sur les sentiers : info@belle-ile.com
  • Dernier gros tronçon sur la côte sauvage avec près de 500m de dénivelé. C'est une des parties les plus sauvages du sentier côtier avec là aussi des dénivelés importants et un sentier parfois à flanc de falaises battues par les vents.
    Les pointes de Saint Marc, de Pouldon, du Skeul et d’Arzic offrent des points de vue remarquables, c’est très dépaysant et on a l’impression d’être au bout du monde.

  • Le tour de Belle-Île en 5 jours sur le GR 340.
    Nous proposons le tour de l’île par les sentiers sur cinq jours pour les randonneurs un
    peu entraînés. Il faut savoir que le dénivelé est important : 2800 m sur l’ensemble du
    parcours. Ce relief s’apparente à de la moyenne montagne sur certains tronçons, la
    partie Est principalement. Nous conseillons un bon équipement et une préparation
    physique.
    Vous pouvez faire le tour dans le sens des aiguilles d’une montre ou dans le sens inverse.
  • Dénivelé
    493.78 m
  • Intérêt du tracé
    À voir en chemin : La Pointe de Pouldon (site naturel protégé par le Conservatoire du Littoral), la Pointe du Skeul, les jolies plages d'Herlin, de Baluden, de Port Blanc et Port Maria.
  • Equipement
    De bonnes chaussures de randonnée, eau, en-cas. Assurez-vous d'avoir la bonne condition physique pour ce parcours.
  • Carte IGN
    0822 OT Belle-Ile
  • Le saviez-vous
    Baluden

    L’accumulation de sables et de limons provient d’un ancien vallon parallèle à la côte aboutissant à la plage de Baluden. Ce vallon a été emporté (capturé) latéralement par la mer, les parties rocheuses ayant mieux résisté. Sur 14 mètres de haut, on peut donc admirer l’alternance des matériaux de remplissage du fond du vieux vallon. Les sables proviendraient du vanage (action du vent) d’une plage située plus au nord, entre 25 000 et 15 000 ans environ, la mer étant beaucoup plus éloignée de Belle-Île (cf. André Guilcher).

    Les vallons

    Ils se sont creusés très progressivement pendant les périodes glaciaires, dans la roche friable de Belle-Île, sous l’action du gel, du dégel et des variations du niveau marin emportant les éboulis et usant les roches. Au cours de la dernière glaciation, ils ont été à nouveau partiellement comblés par les boues dues au dégel diurne. Mais la remontée moins importante de la mer n’en a pas totalement déblayé le fond. On en dénombre 148, d’importance diverse. Jusqu’aux années 80, ils constituaient une réserve de pâturages pour l’été. Maintenant, ils sont abandonnés pour la plupart ; l’herbe y a laissé la place à un reboisement sauvage et impénétrable.

    Les moulins de Belle-Île

    Il ne reste que 8 moulins, dont un en ruine, sur les 19 recensés en 1870. Leur mécanisme est identique à celui des moulins à vent du continent : les ailes actionnent les meules placées au second niveau. Le toit portant les ailes et leurs voiles, tourne sur un rail installé sur le faîte du mur et une guivre (ou queue) permet de l’orienter selon les vents. Toute la machinerie intérieure est en bois, sauf les meules, en pierre « meulière ». L’occupation anglaise détruisit la plupart des moulins. Ceux reconstruits en 1768 (Bourhic, Kerlédan, Logonet) se reconnaissent à leurs encadrements de baies en granite, exceptionnel à Belle-Île. D’autres, du XIXe siècle, (Petit Cosquet, Varrech, Mathias, Borfloc’h) ont des fenêtres à chambranles de granite plus sommaires ou des linteaux de bois.
    Source : Inventaire général des monuments du SIVOM - Moulins de Bretagne, par Maurice Chassain (1993).

    Un peu d’Histoire : Les Sémaphores

    Des quatre constructions élevées en 1862 pour abriter les sémaphores et leurs gardiens, il n’en reste qu’une désaffectée depuis longtemps, à la pointe d’Arzic (Locmaria). Celle d’Er-Hastellic (Sauzon) est en ruine. Deux autres ont été modernisées : le sémaphore de Taillefer (Palais), fermé depuis 1999, et celui du Talut (Bangor) qui est le seul en service à Belle-Île aujourd’hui.
  • Documentation
    Les fichiers GPX / KML vous permettent d'exporter le tracé de votre randonnée sur votre GPS (ou autre outil de navigation)
Se rendre au départ
Depuis le parking situé au sud de Kervarigeon, rejoignez la plage d'Herlin et prendre vers la gauche le sentier côtier qui rejoint le haut du plateau.
Étapes
> Herlin-Baluden

Rejoindre la plage d’Herlin, magnifique plage de sable fin avec ses dunes en arrière plan. Attention aux courants latéraux dangereux, plage surveillée en juillet et août. Prendre le sentier côtier qui rejoint le haut du plateau d’où l’on profite d’une superbe perspective alentour, pour plonger ensuite vers la jolie plage de Baluden. Les trois « Men Du » (pierres noires) la dominent. Après une montée assez raide jusqu’à un promontoire élevé (magnifique panorama sur la côte sud), le sentier sinueux descend vers la crique de Port Guen, qui abrite une petite plage de sable gris. Gravir le versant opposé très abrupt. La côte rocheuse est entaillée de criques profondes séparées par des vallons. On atteint bientôt la pointe de Saint-Marc, qui marque la limite entre les communes de Bangor et de Locmaria. Longer la côte en surplomb de la falaise. La sente traverse une zone érodée rocheuse, puis une zone de haute lande dans la descente du port de Pouldon, plage de sable gris au fond d’une anse très profonde.

> Port Pouldon, Port Lost-Kah

Gravir le versant est du port pour rejoindre la pointe de Pouldon. Promontoire en « éperon barré » et vestiges d’une batterie du XVIIIe siècle. Le sentier surplombe la falaise élevée se poursuivant vers l’est. Au sortir d’un vallon profond, on découvre sur la droite l’île de Bourhic.Le sentier suit le bord de la falaise et s’enfonce dans un vallon que l’on passe par un petit pont de bois, pour rejoindre la crique de Port Lost-Kah. C’est à cet endroit qu’en 1746, le navire « Prince de Conti » s’abîma sur les récifs. Toute une cargaison précieuse fut perdue, on déplora 161 morts.

> Port Lost Kah – Locmaria

Descendre par un joli chemin de terre à la crique étroite de Port Lost-Kah pour retrouver le sentier côtier.
Le prendre vers la gauche en direction de Port Skeul et Locmaria. Le sentier longe des falaises particulièrement élevées, où foisonnent les curiosités naturelles telles la roche du Pylor ou la grotte de Porthos (évoquée dans le roman d’Alexandre Dumas « Le Vicomte de Bragelonne »). Descendre vers la crique rocailleuse de Port Skeul. Remonter par un petit pont de bois vers la pointe du Skeul en passant près des murets de pierre. À la pointe du Skeul, les falaises sont les plus élevées de l’île, la vue est splendide.
Suivre le sentier côtier et la falaise vers la plage de Port Blanc. Passer devant l’ancien sémaphore de la pointe d’Arzic (domaine privé). Descendre au travers d’un bosquet vers la plage de Port Blanc (baignade
appréciée) et laisser sur la droite en contrebas l’ancien corps de garde (réduit militaire et batterie du Second Empire - propriété privée).
À Port Blanc, une cale de mise à l’eau (dernier vestige de la station de sauvetage) permet l’accès à la mer aux bateaux de plaisance. Ce lieu était l’ancien « port des pilotes de Locmaria », on en distingue encore la jetée. Remonter vers Port Maria par le sentier sur la gauche derrière le mur barrant la plage. Le sentier quitte ici la côte sauvage et passe par un promontoire rocheux, traverse des vallons de fougères puis descend vers Port Maria par une pente abrupte (assez difficile sur la fin, surtout pour de jeunes enfants). Pour éviter ce passage, il est possible de rependre, 300 m avant, un sentier sur la gauche vers Locmaria – La Métairie, puis de tourner à droite au niveau du bourg de Locmaria pour rejoindre la place de l’église.
À Port Maria, admirer la jolie plage et la jetée. Cette anse étroite et profonde, barrée par deux retranchements, était défendue au XVIIIe siècle par une batterie et au XIXe siècle par un poste défensif (aujourd’hui aménagé en résidence). Remonter par un vallon, en grande partie goudronné, jusqu’à la place de l’église de Locmaria.
494 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 11 m
  • Altitude d'arrivée : 9 m
  • Altitude maximum : 57 m
  • Altitude minimum : 4 m
  • Dénivelé total positif : 494 m
  • Dénivelé total négatif : -496 m
  • Dénivelé positif maximum : 31 m
  • Dénivelé négatif maximum : -33 m