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Une faune et une flore remarquables

Des richesses naturelles rares et protègées

Sur le plateau schisteux insulaire, l’alternance des paysages du littoral et de terres agricoles sert de support à une biodiversité terrestre et marine originale, d’espèces rares et parfois uniques.

Dunes grises et mobiles, landes littorales et landes à bruyères vagabondes (milieux spécifiquement insulaires), pelouses de hauts de falaises et végétation des fissures des rochers couronnent l’île. On y découvre de nombreuses variétés de plantes protégées, comme le plantain holosté (protection régionale), la carotte gadeceau (protection nationale), différentes orchidées (protection nationale), la cuscute de godron ou la linaire grecque (endémique - protection nationale) … A la fragilité de cette flore s’adjoint celle des populations animales, dont les emblèmes sont les oiseaux nicheurs, sans oublier les amphibiens – à titre d‘exemple, le lézard vert est protégé au niveau européen – ou encore les papillons et autres curiosités plus discrètes.

En mer, des richesses souvent oubliées couvrent les fonds marins : bancs de maërl, prairies sous-marines et, au pied des falaises schisteuses, se développe la plus importante population de pouce-pied français.

Maison de la Nature, CPIE

Le Centre Permanent d'Initiatives pour l'environnement de Belle-île-en-Mer (le CPIE) vous accueille dans ses locaux, aux Glacis, à Palais et répond à vos questions sur la faune, la flore, la géologie, l'environnement et ses missions. Visite de l'exposition "Habiter la terre" sur l'éco-habitat.

Le CPIE publie également plusieurs ouvrages sur la nature de Belle-île : Belle-île Nature, carnet de randonnées naturalistes ou la Petite Flore de Belle-île, répertoriant près de 300 espèces, d'outils indispensables à vos balades nature ! Disponible sur place, sur commande en ligne ou 'à l'office de tourisme.

 

Concours « Découvrir Belle-Île par ses plantes »

Il s'agit, tous les deux mois, de découvrir d'après une description détaillée, une plante remarquable de l'île. Par forcément de grande taille, mais souvent rare et de valeur patrimoniale.

Il y aura donc « six plantes mystérieuses » au cours de l'année.

La première personne à envoyer une photo sur https://www.facebook.com/otbelleile/ de la plante,  prise à Belle Île, avec un élément de l'environnement gagnera le livre « Découvrir Belle-Île par le sentier côtier » écrit par M. Damblant.
Le concours est ouvert à tous, par contre, il est demandé aux professionnels de la botanique et des services liés à l'environnement de ne pas trahir le « secret professionnel ».

Organisé par Michel Damblant et les éditions Géorama, en partenariat avec l'Office de Tourisme de Belle-Île sur la page Facebook : https://www.facebook.com/otbelleile/

 

MARS-AVRIL 

Plante N° 1 (le 15 mars)

Plante apparentée aux fougères.

Petite plante vivace terrestre de 1 cm de haut formant une courte touffe verte, large de 4 à 8 cm à racines velues de couleur terreuse et bulbe renflé, trigone, entouré d'écailles noirâtres luisantes. Les feuilles linéaires d'un vert soutenu, aiguës légèrement en gouttière dessus et convexes en dessous sont le plus souvent arquées-appliquées en cercle sur le sol.

Ptéridophyte, cette plante vasculaire se reproduit par des spores logées à la base des feuilles. Elle  bénéficie d'une protection nationale.

Écologie et Habitat :
Cette petite plante affectionne les pelouses rases humides ou temporairement inondées en hiver et au printemps, mais s'asséchant rapidement en été, des falaises littorales, des replats rocheux à flanc de coteaux, des bordures d'étangs et des clairières des landes atlantiques. Elle colonise parfois des milieux non naturels, talus routiers ou chemins.

Plante à répartition très localisée mais où elle peut parfois atteindre 100.000 pieds.

Apparaît de septembre à juin selon les conditions d'humidité.

Répartition:

Présente dans 10 Stations du Morbihan, Belle-Île, Groix, Houat Hoedic et la presqu'île de Quiberon.
À Belle-Île, visible, entre autre, depuis de très nombreux endroits du sentier côtier, en particulier sur la Côte-en-dehors.

 

Le genre Isoetes présente la forme plus primitive des graines chez les végétaux ; ses sporanges mâles contiennent un grand nombre de spores mâles de quelques  microns, ses sporanges femelles, des spores femelles moins nombreux et un peu plus gros.

Les Isoètes constituent un groupe isolé de ptéridophytes (fougères) ; avec le genre sud-américain Stylites, ils sont les derniers exemplaires vivants d'une branche d'évolution presque disparue, les Lycopodiophytes.

Ce groupe a connu son apogée au carbonifère et l'on trouve ses fossiles dans les gisements de charbon. Les Isoetes ligneux ont depuis longtemps disparu et il reste environ soixante-dix espèces d'Isoetes principalement localisés dans le nord de l'Amérique, en Méditerranée et dans quelques très rares stations du littoral atlantique, dont Belle-Île.

Le nom des Isoetes dérive du grec isos = semblable et etos = année, parce que ces plantes gardent toute l'année le même aspect. Isoetes histris signifie épineux, ce nom a été donné à la plante par  le botaniste Bory de St Vincent qui a herborisé à Belle-Île en 1820.

 

MAI-JUIN 

Plante N° 2 (le 20 mai) 

Plante vivace haute de 20 à 30 cm, glabre, à tubercules subglobuleux ; feuilles oblongues ; bractées dépassant l'ovaire. Elle possède de 3 à 10 fleurs, en épi long et lâche ; divisions extérieures roses, ovales-oblongues, étalées, les deux intérieures courtes, lancéolées subtriangulaires, rose verdâtre veloutées. Le labelle plus court que les divisions extérieures, suborbiculaire, brun pourpre velouté, marqué d'une tache et de lignes glabres, trilobé à la base, les deux lobes latéraux verticaux et coniques, le moyen grand subglobuleux, trilobé au sommet, à appendice replié en dessous ; gynostème à bec long et flexueux.
Écologie : lieu herbeux ou boisés, et "pelouses calcicoles". Elle peut parfois coloniser des pelouses artificielles.

Floraison Avril-juillet.

Répartition :dans toute la France et en Corse.

Dans le Morbihan :15 stations, principalement dans les dunes depuis Guidel, jusqu'à Houat, en passant par Groix, la Presqu'île de Quiberon et Belle-île.

À Belle-Île, visible depuis plusieurs endroits du sentier côtier le long de la Côte-en-dedans, proches des zones dunaires.

Livre rouge de la flore menacée du Massif armoricain.

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